
La banque privée a longtemps fait de la relation humaine son cœur de métier. Aujourd’hui, elle doit relever un défi supplémentaire : intégrer la technologie sans sacrifier ni la qualité du conseil, ni la fluidité de l’expérience client. C’est précisément le terrain sur lequel Active Asset Allocation intervient depuis plus de 15 ans, un sujet décrypté lors de la table ronde « Fluidification et intégration du parcours patrimonial » organisée par Finance Innovation, à laquelle Théophile Keiser, responsable Grands Comptes chez Active Asset Allocation, a participé en tant qu’intervenant. Cet article revient sur ses principaux enseignements.

Table ronde organisée par Finance Innovation et animé par Olivia Rivet (Nexialog Consulting). Intervenants : Gilles Scaramiglia (Sopra Steria Next) ; Quentin Barricault (Indosuez Wealth Management) ; Pascal Viéville (Upsideo) et Théophile Keiser (Active Asset Allocation).
Le vrai problème : la fragmentation invisible de l’allocation
On parle souvent de la fragmentation des outils. Le banquier privé qui jongle entre son CRM, ses outils de souscription, ses plateformes réglementaires. C’est réel. Mais il existe une autre forme de fragmentation, moins visible et tout aussi structurante : celle qui se joue au niveau de l’allocation elle-même.
La question n’est pas seulement sur quel produit orienter le client, mais comment l’aider à construire la meilleure allocation possible, quels que soient les modes de gestion. Un client patrimonial d’aujourd’hui peut avoir simultanément de la gestion libre, de la gestion pilotée, des produits structurés, du private equity, de la gestion horizon sur son PER… Chacun de ces modes repose sur des données non standardisées, des règles métier spécifiques au distributeur et à l’assureur, et des contraintes réglementaires qui s’accumulent.
Face à cette réalité, beaucoup d’acteurs ont renoncé : soit en simplifiant l’offre au détriment du client, soit en acceptant des silos qui fragmentent l’expérience.
Notre pari : un point d’entrée unique, un moteur qui s’adapte
Chez Active Asset Allocation, nous avons fait un choix différent : ne pas construire un parcours générique qui renoncerait à cette richesse, mais poser une logique commune en amont.
Concrètement, cela signifie collecter en un seul endroit toutes les informations nécessaires : profil de risque, KYC, préférences ESG, contraintes du distributeur, règles de l’assureur, univers d’investissement. Puis, laisser ensuite le moteur d’allocation s’adapter au mode de gestion du client. Le conseiller et le client ne voient plus la complexité sous-jacente. Ils voient une recommandation cohérente, conforme, traçable, construite à partir de l’ensemble de ces contraintes.
C’est ce point d’entrée unique qui change tout.
La conformité : indolore, pas invisible
La réglementation est croissante. MIFID 2, DDA, préférences ESG, contrôles d’adéquation… Autant de contraintes que certains acteurs gèrent encore en parallèle du parcours client, créant friction et irritation pour tout le monde.
Notre conviction est que ces contraintes doivent être intégrées dès le départ dans les parcours et les systèmes. Et c’est précisément ce que permettent l’interopérabilité et les API : interconnecter en amont tous les participants (distributeur, assureur, univers d’investissement) pour que la proposition générée soit déjà filtrée, documentée et cohérente.
La conformité ne disparaît pas. Elle doit rester traçable et transparente, mais elle devient indolore. Pour le conseiller, cela signifie n’avoir plus qu’à arbitrer sur le fond, entre la qualité de son conseil et son devoir réglementaire. Pour le client en selfcare, cela signifie voir une recommandation qui correspond à ses objectifs, sans avoir à naviguer dans une complexité réglementaire qu’il ne maîtrise pas forcément.
Décharger le conseiller pour libérer sa valeur ajoutée
Un conseiller sans outillage adapté peut passer plus d’une heure à construire une recommandation sur un contrat d’assurance vie. Pendant ce temps, il ne s’occupe pas des portefeuilles existants, ne détecte pas les dérives, ne consacre pas de temps à sa relation client.
Notre infrastructure réduit ce temps à quelques minutes, tout en produisant une recommandation déjà conforme et documentée, que ce soit en vente intermédiée ou en selfcare. L’objectif n’est pas de remplacer le conseiller : c’est de le libérer pour ce qui constitue sa vraie valeur ajoutée. La relation. Le conseil personnalisé. La pédagogie, qui restera toujours une part incompressible de son métier.
Sur toute la durée de vie du contrat, pas seulement à la souscription
Un point souvent négligé : la vraie complexité ne s’arrête pas à la souscription. Un client souscrit avec un profil, une allocation, des objectifs. Six mois plus tard, son allocation a dérivé, son profil a peut-être évolué, le marché a bougé.
C’est là qu’intervient la dimension API dans toute son importance : faire remonter en temps réel les informations sur les allocations existantes est indispensable pour détecter ces dérives. Active Asset Allocation met à disposition des conseillers et distributeurs des alertes automatiques, réglementaires et financières, leur permettant d’être proactifs et systématiques dans leur suivi, là où la valeur ajoutée est réelle, et non plus seulement réactifs face aux obligations.
En résumé, la fluidification du parcours patrimonial ne passe pas par la simplification de l’offre ni par l’abandon des modes de gestion complexes. Elle passe par une infrastructure capable d’absorber cette complexité en amont pour que le conseiller arrive face à son client avec une recommandation déjà construite, conforme et traçable, et puisse enfin se concentrer sur ce qui fait la vraie valeur de son métier.
Ces sujets ont été abordés lors de la table ronde « Fluidification et intégration du parcours patrimonial », organisée par Finance Innovation. Pour aller plus loin, retrouvez le replay complet.




